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Historique

Le bassin de L’Hers Vif et les trente glorieuses

Pendant la seconde moitié du 20éme siècle le bassin versant de l’Hers et principalement le tronçon allant de Moulin Neuf à Vals, soit une distance de 18 km, constitua une des principales sources d’approvisionnement en granulats du département de l’Ariège puisque sur les 500 000 tonnes de production du département en 1976, près de 420 000 tonnes, soit 84% de la production, provenaient de cette zone. Ces extractions ont entrainé de profondes modifications du lit de la rivière par approfondissement et divagation. Même si ces extractions ont cessé à l’intérieur même du lit au début des années 80, les processus d’érosion et de sapement de berges à vif se sont poursuivies à l’occasion des deux grandes crues du début des années 80 (77 et 81, cf. crues de l’Hers).

Par ailleurs, l’abandon de tout entretien des berges provoquait inexorablement une dégradation des conditions d’écoulement des crues.

Dans le but de remédier à cet état, le Syndicat d’Etude de l’Hers rassemblant les communes riveraines du cours ariégeois de la rivière entre Camon et Mazères décida d’entreprendre une étude hydraulique globale de l’Hers en vue de proposer un programme d’aménagement.

Ce fut donc le premier pas vers une prise en compte de la gestion et de l’aménagement de l’Hers.

La création du Syndicat et les premiers travaux sur l’Hers

Malgré cette première, il fallut toutefois attendre les années 90 et la signature du premier contrat rivière, le 21 mai 1990, pour réellement engager les premiers travaux d’entretien de l’Hers. Ce contrat concernait 27 communes entre Camon et Cintegabelle soit un linéaire de 80 km traversant 3 départements à cheval sur 2 régions.

Pour parfaire cette gestion coordonnée entre acteurs, le Syndicat Intercommunal d’Aménagement de l’Hers (S.I.A.H.) fut créé et Madame Jeanne ETTORI en fut la première présidente. Localisé à Mirepoix, le SIAH en s’appuyant sur des études menées par différents cabinets d’ingénierie (Rivière-Environnement en 1993 et le B.C.E.O.M en 1994) définit et réalisa les premiers travaux de remise en état de la rivière. Ces travaux furent répartis en 4 tranches annuelles entre Camon et Cintegabelle.

Pour mener à bien ces missions, le Syndicat se dota d’un technicien de rivières en 1995, en la personne d’André VALVERDE.

Ces premiers travaux sur l’Hers appelés « Travaux de Restauration », coûtèrent environ 8 millions de francs subventionnés à hauteur de 85 % par plusieurs partenaires :
- Ministère de l’Environnement : 10 %
- Agence de l’Eau Adour Garonne : 25 % (20 % pour la première tranche)
- Conseil Général de l’Ariège : 35 %
- Conseil Général de L’Aude : 8.5 %
- Conseil Général de la Haute Garonne : 6.5 % Les communes adhérentes au SIAH prenant en charge les 15 % restants. La charge financière fut répartie en fonction de la population et du linéaire de berges (25% et 75%).

Les Années 2000 et l’ouverture vers le Chalabrais

Afin de garantir la pérennité de l’état du cours d’eau après les travaux de restauration, le contrat de rivière a abouti à la mise en place à partir de 2000 d’un nouveau programme de travaux appelé « programme d’entretien ». Ces nouvelles actions ont alors été réparties sur 3 tronçons toujours entre les communes de Camon et de Cintegabelle. Le cout d’intervention était alors de 200 000 francs par an. Avec, là encore, un partenariat financier spécifique :
- Agence de l’Eau Adour Garonne : 35 % (financement particulier inscrit dans la politique territoriale Montagne Noire Ariège et concernant uniquement le bassin versant de l’Hers lié au barrage de Montbel)
- Conseil Général de l’Ariège : 15 %
- Conseil Général de L’Aude : 15 %
- Conseil Général de la Haute Garonne : 15 %

Le SIAH prend alors à sa charge les 20 % restants.

Parallèlement à ces actions une réflexion globale est lancée sur une gestion intégrée du bassin versant et donc vers l’amont et les principaux affluents de l’Hers.

En 2003, la Communauté de Commune du Chalabrais, les communes de Montbel, de La Tour du Crieu, de Montaut et du Peyrat ; souhaitèrent adhérer au SIAH, modifiant ainsi son territoire et ses statuts.

Le Syndicat, transformé en Syndicat Mixte d’Aménagement de l’Hers et de ses Affluents (SMAHA), regroupe ainsi 17 communes supplémentaires et a pour objet la gestion, la restauration et l’entretien de la rivière Hers.

Il est également habilité, sous mandat des collectivités membres, à exercer les compétences suivantes :
- Protection localisée des berges de l’Hers et de ses affluents.
- restauration et entretien des affluents situés dans le bassin versant.

C’est dans le cadre de cette mission, que le Syndicat a demandé la reconnaissance de l’intérêt général et la mise en place d’une servitude d’entretien, afin de mener sur une période de 10 ans, un nouveau programme d’entretien des cours d’eau.

Cette procédure fit l’objet d’un arrêté interpréfectoral, signé le 21 juin 2004.

Arrêté interpréfectoral du SMAHA

Une nouvelle approche pour la gestion du bassin versant de l’Hers

En parallèle du programme pluriannuel d’entretien, une réflexion d’ensemble a été lancée en 2005 auprès de tous les acteurs de l’eau et organismes concernés (Agence de l’Eau Adour-Garonne, Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt de l’Aude et de l’Ariège, Conseils Généraux de l’Aude et de l’Ariège, Région Midi-Pyrénées…).

Cette démarche, originale par référence aux études antérieures sur le bassin versant voire sur l’état de connaissance des milieux du bassin Adour-Garonne, a permis, au terme de deux années d’étude et de concertation, de faire l’unanimité autour du diagnostic et des solutions.

Ce travail, appelé « Expertise géomorphologique de l’Hers Vif et de son affluent l’Ambronne », a défini un plan de gestion afin de rétablir l’équilibre hydrodynamique à l’échelle du bassin versant de l’Hers.

Syndicat mixte de l'hers et de ses affluents